Comme quoi, tout vient à point qui sait attendre. Après 10h de glande à l'Ibis de Roissy, nous embarquons finalement sur le vol AF8002 pour Nairobi à 21h samedi soir.
Le cap'tain nous annonce une vérification de routine en cours sur un "wing shield" de l'appareil et conclut quelques minutes plus tard sur un "it seems to be ok". Compte tenu de ma passion pour les vols en avion, voilà la phrase qui allait alimenter ma psychose et me garantir une nuit de folie, à rester à l'affût du moindre bruit ou de la moindre turbulence suspecte. Yeux grands ouverts, un vrai junkie je vous dis.
8h30 de vol plus tard, je descends comme un zombie "walking dead" de l'avion, il est 6h30 du matin à Nairobi au Kenya. Une sieste s'impose, de toute façon notre correspondance pour Kilimandjaro n'est que 4h plus tard. Cette petite pause est salvatrice et nous permet de nous mettre déjà dans l'ambiance: ici, la mère des vertus c'est la patience.
10h30, nous montons dans un ATR local de la compagnie Precision Air (un petit avion à hélices) direction Kilimandjaro. Cela fait déjà 27h que nous avons quitté notre cher 20e arrondissement.
En passant sur le tarmac, je vois les gars qui chargent les bagages dans la minuscule soute de l'avion (bizarre?). Bon, je suis rassuré, je vois mon sac dans le tas, cool il a suivi jusqu'ici...
11h30, atterrissage réussi à Kilimandjaro, ultime stop pour rejoindre Arusha en Tanzanie. Nous sommes arrivés!... Euh nous, oui...les bagages non... Nos sacs sont restés sur le tarmac de Nairobi, faute de place en soute paraît-il. Oui, ici on prend 50 passagers dans l'avion mais comme la soute est toute petite, et bien c'est l'EuroMillions, on charge les bagages aléatoirement tant qu'on peut en mettre et on étale le reste sur les vols suivants.
Bref, après un passage épique au "Precision Air Luggage Services" (de la patience je vous dis...) pour déclarer l'absence de nos maudits bagages, on sort finalement de l'aéroport pour rejoindre notre contact Bruno qui va nous conduire à Arusha. Nous sommes à poil.
Allez on verra bien...
Julien.

Quelle aventure! des rebondissements, du suspens, de l'émotion...tout y est! j'achète!
RépondreSupprimerHé hé....Un voyage en avion normal, ça aurait été trop décevant pour moi, qui compte sur toi Julien pour que les statistiques de merdes et de retards en tout genre ne tombent pas sur moi (je me comprends, dans mon monde mathématique à moi c'est logique). Ceci dit, j'espère que tout va bien et que c'est parti pour 3 belles semaines! On vous embrasse!
RépondreSupprimerMarine
Bon ben cette fois, c'est un signe.
RépondreSupprimerTu vas devoir chasser et te fabriquer un slip en peau hyène, et tant que tu y es, fais'zy donc un bikini en peau de zèbre pour Simone !
Vivement la suite, je suis impatiente !
RépondreSupprimerJannick
Pour pallier à ces aléas logistiques, faut toujours avoir sur soi une couverture de survie et du fil de pêche. Avec ça tu peux te découper et coudre un short et une chemise de l'espace en moins de deux.
RépondreSupprimerMamouel