Durant les voyages, on voit souvent des endroits magnifiques mais on fait aussi parfois de très belles rencontres.
Il y a plusieurs semaines, peu avant Melbourne, on avait fini notre journée dans un camping glauque et miteux. On était attablé le soir, mangeant et regardant les photos que nous avions quand un couple de retraités, Trevor et Sandra, nous a abordé. 10 minutes plus tard, sans se connaître, nous avions leur adresse et nous pouvions passer chez eux à Darawank (à 2000 kms d'où nous étions).
Et bien voilà, quelques semaines plus tard, on était entre Sydney et Brisbane et nous passions près de Darawank. Un coup de fil plus tard et nous étions attendus à un point de rendez-vous. Finalement Trevor nous attendait avec son 4x4 et on s'est mis à le suivre. A le suivre et à le suivre encore, sur plusieurs kilomètres et à la nuit tombée. Sur des chemins de plus en plus étroits. Et de plus en plus loin de toute vie existante.
Gloups... on commence à imaginer des scénarios pour le moins angoissants. Du genre, découpés en rondelles dans une vieille cabane au milieu des bois. C'est vrai quoi! Après tout, on ne les a rencontrés que 10 minutes...
Finalement on s'est retrouvé bien ridicule en atterrissant dans une grande maison aux faux airs de Southfork (ranch des Ewing dans Dallas). Nous avons passé 3 jours avec ces australiens dont les enfants sont partis vivre en Angleterre et qui, je pense, étaient contents d'avoir du monde pour leur tenir compagnie.
On a juste été accueilli comme des rois! Avec le petit déjeuner à l'australienne sur le barbecue.
Trevor a sorti les kayaks du garage pour nous et on est parti faire un tour sur la rivière qui passe en face de la maison.
Et comme à chaque fois, en se baladant, on reste émerveillé par toute cette nature préservée. Loin de tout, à l'autre bout du monde.
L'Australie est un pays immense et l'isolement y est très fréquent. C'est certainement une des raisons pour laquelle les australiens font souvent preuve d'une générosité incomparable.
Julien.
mercredi 30 mai 2012
mardi 29 mai 2012
Et ça remonte!
Dernière portion de route de ce voyage, on est remonté de Sydney jusqu'à la Grande Barrière de Corail. Une bonne manière de rester au chaud car l'hiver austral arrive au Sud et malgré ce qu'on peut penser, ça caille un peu!
Julien.
Julien.
lundi 28 mai 2012
Sydney (Bechet, Pollack, Poitier...)
Sydney, capitale de l'Australie. Ah non pardon, c'est Canberra! Désolé vous n'aurez rien sur Canberra, on n'a même pas esquissé le moindre détour pour aller visiter la capitale officielle de l'Australie. On est des petits snobinards mais on assume. En tout cas, Sydney a tous les airs d'une capitale internationale.
On est arrivé à Sydney avec le même souci qu'à Melbourne, à savoir se loger. Une nouvelle fois, difficile de profiter de Skippy en plein centre-ville. On a donc utilisé nos réseaux cette fois et on a posé nos sacs chez Isabella et Nicolas qui sont des amis de la famille de Cécile.
On a partagé pendant une bonne semaine la vie de cette grande tribu (5 enfants), expatriée depuis de nombreuses années et arrivée en Australie 8 mois auparavant après des passages en Amérique du Nord et du Sud. On a pu profiter de Sydney dans les meilleures conditions tout en dégustant les extraordinaires plats grecs concoctés par Nicolas le soir, un régal!
De son côté, Cécile a dispensé un peu de soutien en maths. De quoi prendre conscience que de nombreuses années sont passées depuis les dernières démonstrations de géométrie! "Quand 2 droites sont perpendiculaires à une même droite, etc...".
Le centre de Sydney à proprement dit est assez petit et se visite assez facilement à pied. Et comme dans les autres grandes villes australiennes, les quelques bâtiments historiques encore existants cohabitent avec les grands buildings d'affaire.
Les grandes attractions de la ville restent l'Opéra et le Pont de Sydney où l'on retrouve les mêmes ambiances que sous la Tour Eiffel avec leur lot de touristes du monde entier et les vendeurs de tous poils.
Mais ce qui fait le charme de Sydney, c'est sa baie. La ville a été construite autour de celle-ci et un important réseau de ferries desserrent les différents quartiers. Les gens ici vont au travail en prenant le ferry comme nous prendrions le bus, la voiture ou le métro, plutôt pas mal en fait.
On peut facilement changer de décor et quitter le bruit du centre ville pour se retrouver à la plage dans le quartier de Manly. Comme sur toutes les plages, la crème n'est pas nécessaire elle est OBLIGATOIRE! Et Nana est là pour le rappeler... L'Australie se situe au premier rang mondial en terme de cancer de la peau.
Enfin, pour ceux qui aiment se la raconter, rendez-vous à Bondi Beach. Cette plage concentre tous les crâneurs de la planète, des mecs body-buildés et huilés de la tête aux pieds, en passant par les bimbos retapées au bistouri ou bien encore les surfeurs nostalgiques de Patrick Swayze. Et non, je ne suis pas jaloux.
Et maintenant allons plus au Nord!
Julien.
jeudi 24 mai 2012
Mallacoota, l'arnaque.
Dernière étape dans la région du Gippsland avant l'arrivée à Sydney, Mallacoota est une petite bourgade bordant des grands lacs intérieurs formés par l'entrée d'un bras de mer. Je ne vous en dirai pas plus sur Mallacoota en soi, on y retrouve encore et toujours des pêcheurs, glacière de bières à la main, mettant leur bateau à l'eau. Non, je vais plutôt raconter l'aventure que nous avons vécue là-bas.
Voyant tous ces pêcheurs, ça nous a donné envie de faire une petite balade sur les lacs et ça tombe bien, il y avait une petite compagnie qui proposait des locations de petits bateaux à moteur sans permis pour la somme particulièrement engageante de 30$/heure.
Après quelques secondes de discussion avec le type de l'agence, j'ai rapidement l'impression qu'il y a un truc bizarre et que le gérant a vu les films "Scarface", "le Parrain", "le Parrain 2" voire "La Vérité si je mens". Heureusement, moi aussi.
Le gars nous annonce qu'il y a un peu de vent mais que si on veut y aller, il n'y a aucun problème. On décide donc d'y aller quand même.
Une fois signé la décharge, on recevait en 5 minutes chrono les 3 consignes pour naviguer correctement : "Vous allez à droite des balises rouges, à gauche des balises vertes et vous respectez les limitations de vitesse, 60$ merci". Cette dernière remarque sur la limitation de vitesse, nous a fait bien rigoler a posteriori, vous allez comprendre pourquoi.
On monte dans l'embarcation et tel un vieux loup de mer, je m'installe aux commandes. Manche du moteur en main, je tourne la poignée et c'est parti mon kiki. On s'engage dans la passe, balises rouges sur la gauche, balises vertes sur la droite, 5 noeuds réglementaires, tout est calme. Cécile regarde fièrement au loin, cheveux dans le vent.
Nous atteignons le bout de la passe 10 minutes plus tard et nous commençons à nous engager sur le lac à proprement dit. Je commence à chercher comment passer la seconde mais très vite, je me rends compte qu'il n'y a pas de seconde. Un bateau à moteur sans permis, c'est bridé à 5 noeuds, point barre.
Et voilà comment la gentille balade va se transformer en tour de montagnes russes. Sortis de la passe, les vraies vagues commencent à se former et vu notre vitesse de croisière de nageur du dimanche, ça commence à tanguer sévère dans notre coquille de noix. Pour couronner le tout, on se fait doubler par tous les bateaux de plaisanciers hilares qui nous font signe et laissent dans leur sillage de bons gros remous qui nous font boire la tasse.
ça commence à sentir le rance dans notre barquette de St-Hubert et on passe plus de temps à batailler contre les vagues qu'à profiter de la sortie. Au bout de 30 minutes, on n'a pas beaucoup avancé et la sécurité n'est pas assurée. Donc, je décide de rebrousser chemin et de rentrer au port. Sains et saufs.
On aura pris une bonne leçon de naïveté de part notre méconnaissance de la législation maritime. Pas de permis = moteur bridé. On a quand même fini par avoir une bonne discussion avec le gérant alias "Tony Montana" qui savait très bien ce qui allait passer et qui a dû bien se marrer dans sa guérite. Surtout en nous disant de respecter les limitations de vitesse...
Un conseil pour naviguer avec ce genre de barque, soyez sûr d'avoir une mer d'huile.
PS: inutile de dire que la photo a été prise alors que nous naviguions encore gentiment dans la passe...
Julien.
samedi 19 mai 2012
Gippsland
Après une semaine fantastique à Melbourne, on a repris la route. Ce fut un gros dilemme d'ailleurs car on avait entendu par ci par là qu'entre Melbourne et Sydney il vallait mieux tracer par l'autoroute car la région était un peu ennuyeuse. Finalement, on n'a pas écouté les conseils et on a pris la route du Gippsland.
Alors bon c'est vrai, la région est un peu délaissée par les touristes, c'est surtout fréquenté par les pêcheurs de tous bords, mais on a trouvé quelques pépites sur le chemin et notamment notre visite du Wilsons Promontory National Park (B) qui est juste magnifique!
On a passé 2 jours ici à parcourir des chemins de randonnée. Comme quoi, il est bon d'avoir du temps, car je pense que sinon on n'aurait pas pris la peine de passer par là.
C'est aussi le genre de trajet où on conduit un peu sans but et où on croise des choses insolites. Ce fut le cas avec cette maison de fortune et on se demande encore ce que fait ce piano sur le toit !? Ou bien encore avec ce joli perroquet venu à notre rencontre.
Prochaine étape: Sydney. Retour de l'effervescence et de la cacophonie des klaxons et bruits en tout genre!
Julien.
Alors bon c'est vrai, la région est un peu délaissée par les touristes, c'est surtout fréquenté par les pêcheurs de tous bords, mais on a trouvé quelques pépites sur le chemin et notamment notre visite du Wilsons Promontory National Park (B) qui est juste magnifique!
On a passé 2 jours ici à parcourir des chemins de randonnée. Comme quoi, il est bon d'avoir du temps, car je pense que sinon on n'aurait pas pris la peine de passer par là.
C'est aussi le genre de trajet où on conduit un peu sans but et où on croise des choses insolites. Ce fut le cas avec cette maison de fortune et on se demande encore ce que fait ce piano sur le toit !? Ou bien encore avec ce joli perroquet venu à notre rencontre.
Prochaine étape: Sydney. Retour de l'effervescence et de la cacophonie des klaxons et bruits en tout genre!
Julien.
jeudi 17 mai 2012
Melb', trop la pêche!
L'hiver arrivait à Melbourne (ou Melb' comme les gens l'appellent ici) quand on y est entré. Un peu de pluie, du vent et 17 petits degrés pour nous accueillir. Du coup, il nous a fallu piocher dans le fond de nos sacs à dos pour sortir pull, jean et coupe-vent. Ca fait tout drôle.
Pour se loger ici, nous avons dû renoncer à dormir dans le van car aucun espace n'est prévu pour le camping de romanichels, que nous sommes, en plein centre-ville. C'est donc dans une auberge de jeunesse que nous avons posé les bagages pour quelques jours.
Une fois installés, on est parti à la découverte de la plus européenne des villes australiennes. Malgré sa dimension, on ne sent pas de stress ici. C'est paisible et détendu. A 17h, c'est l'heure de la mousse à la sortie du bureau notamment dans Federation Square (ci-dessus, photo de gauche).
Chaque quartier de Melbourne possède son identité de par son architecture, ses commerces et sa population. Dans le centre, on retrouve notamment le Princess Theatre et le Rialto Intercontinental Hotel, des bâtiments qui comptent parmi les plus anciens de la courte histoire de Melbourne.
Enfin nous, on a une préférence...Notre quartier, celui où nous avons passé beaucoup de temps est certainement celui de Fitzroy et sa principale artère Brunswick Street. Ambiance psychédélique dans ce quartier aux multiples couleurs qui regorgent de bars, de cafés cosy et de boutiques de fringues "vintage".
Après une cure de pâtes, de soupes "Bolino" et autres platrées de riz pendant 3 semaines, on s'est un peu "boboïsé" au contact de Melbourne. Du coup, c'était "café latte" enfoui dans un grand canapé en cuir le matin, burrito au mexicain du coin le midi (ou les incontournables sushis pour Cécile), une part de cheesecake au goûter et un petit restaurant thai le soir. Rien que ça... Fini le régime "backpacker", on a vite refait du gras.
Dans le quartier de Fitzroy, le graph ne s'apparente pas à du vandalisme, c'est une religion! Et ça crée une ambiance géniale!
Autre religion ici, le sport! Il y en a pour tout le monde, du footy australien au tennis (avec l'Open d'Australie). Les évènements se succèdent tout au long de l'année. Je n'ai pas pu résister et on est donc allé voir un match de footy australien dans l'antre du Melbourne Cricket Ground et ses 100000 spectateurs!
Le week-end, on retrouve pas mal d'animation dans le quartier de St-Kilda, en périphérie de Melbourne. Tout le monde vient profiter de la plage et de la marina. Les vendredis et samedis soir, l'ambiance monte d'un cran avec des petits concerts dans les bars qui bordent la côte. Une autre des multiples facettes de la ville!
Pour finir, un petit clin d'oeil "Mango". Cécile a trouvé la boutique! Pour les non initiés, c'est juste un petit jeu quand nous sommes en voyage, si nous tombons sur la boutique, hop! Nous faisons la photo "Mango"!
Julien.
Pour se loger ici, nous avons dû renoncer à dormir dans le van car aucun espace n'est prévu pour le camping de romanichels, que nous sommes, en plein centre-ville. C'est donc dans une auberge de jeunesse que nous avons posé les bagages pour quelques jours.
Une fois installés, on est parti à la découverte de la plus européenne des villes australiennes. Malgré sa dimension, on ne sent pas de stress ici. C'est paisible et détendu. A 17h, c'est l'heure de la mousse à la sortie du bureau notamment dans Federation Square (ci-dessus, photo de gauche).
Chaque quartier de Melbourne possède son identité de par son architecture, ses commerces et sa population. Dans le centre, on retrouve notamment le Princess Theatre et le Rialto Intercontinental Hotel, des bâtiments qui comptent parmi les plus anciens de la courte histoire de Melbourne.
Enfin nous, on a une préférence...Notre quartier, celui où nous avons passé beaucoup de temps est certainement celui de Fitzroy et sa principale artère Brunswick Street. Ambiance psychédélique dans ce quartier aux multiples couleurs qui regorgent de bars, de cafés cosy et de boutiques de fringues "vintage".
Après une cure de pâtes, de soupes "Bolino" et autres platrées de riz pendant 3 semaines, on s'est un peu "boboïsé" au contact de Melbourne. Du coup, c'était "café latte" enfoui dans un grand canapé en cuir le matin, burrito au mexicain du coin le midi (ou les incontournables sushis pour Cécile), une part de cheesecake au goûter et un petit restaurant thai le soir. Rien que ça... Fini le régime "backpacker", on a vite refait du gras.
Dans le quartier de Fitzroy, le graph ne s'apparente pas à du vandalisme, c'est une religion! Et ça crée une ambiance géniale!
Autre religion ici, le sport! Il y en a pour tout le monde, du footy australien au tennis (avec l'Open d'Australie). Les évènements se succèdent tout au long de l'année. Je n'ai pas pu résister et on est donc allé voir un match de footy australien dans l'antre du Melbourne Cricket Ground et ses 100000 spectateurs!
Le week-end, on retrouve pas mal d'animation dans le quartier de St-Kilda, en périphérie de Melbourne. Tout le monde vient profiter de la plage et de la marina. Les vendredis et samedis soir, l'ambiance monte d'un cran avec des petits concerts dans les bars qui bordent la côte. Une autre des multiples facettes de la ville!
Pour finir, un petit clin d'oeil "Mango". Cécile a trouvé la boutique! Pour les non initiés, c'est juste un petit jeu quand nous sommes en voyage, si nous tombons sur la boutique, hop! Nous faisons la photo "Mango"!
Julien.
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