vendredi 30 mars 2012

McLaren Vale

Je commence aujourd'hui en donnant la réponse de notre grand jeu-concours de la semaine dernière. L'objectif était de deviner ou de déduire scientifiquement la tapette qui a choppé la souris.

A ce petit jeu, nous avons UN gagnant qui va remporter "THE" tapette*!

* offre non cumulable, dans la limite des stocks disponibles. Frais de port offerts. Produit authentique importé d'Australie. Testé et approuvé.

Et le gagnant est... Mr. Do! En choisissant la tapette nouvelle génération, tu remportes la dite tapette qui te sera livrée à Vincennes cet été. Morgane, Tim et Pierre, que dire? La réputation sans faille de la tapette de gauche vous as sûrement trompés. Ha, ha.

Bien, revenons sur la route. Nouvel objectif, nouvelle roadmap. On a réservé un ferry pour aller sur Kangaroo Island quelques jours. Cette destination nous a fait traversé la péninsule de Fleurieu, jolie région vallonnée avec des domaines viticoles.




On s'était dit qu'on profiterait de notre passage dans la région de la MacLaren Vale pour aller déguster les fameux vins de la région. Mais, en partant un peu tardivement d'Adelaïde, il était presque 17h quand nous avons seulement atteint notre deuxième vignoble. Un australien charmant nous a accueilli et nous a sorti toute la gamme de ses productions. Franchement pas mal!

Et puis, alors que nous allions repartir, il nous dit: "Je vais fermer la boutique et j'ai quelques animaux à nourrir. Voulez-vous m'accompagner?". Sur le coup, on se dit: chèvres? Vaches? Moutons? Allez pourquoi pas, le type est sympa.

L'intrigue prend un peu d'épaisseur quand le gars commence à chauffer un bib' de lait et se munit de Weetabix. Peut-être un petit veau alors?

Le suspens a pris fin quand nous avons atteint l'enclos et découvert des kangourous domestiqués. Autant vous dire qu'on sautait autant que les kangourous...


On n'a pas boudé notre plaisir d'autant qu'il y avait aussi des koalas dans les arbres!

Voilà comment on passe d'une journée "dégustation de vins" à la nouvelle saison de "l'Amour est dans le pré" avec Bob dans le rôle de l'éleveur de kangourous et Cécile, la prétendante pas du tout intéressée par Bob mais carrément amoureuse des kangourous!

Allez, promis, demain je vous raconte Kangaroo Island.

Julien.

Sésame, ouvre toi!

Après avoir réglé la question animalière, on a également fini par régler le problème technique du van.

Pour rappel, la porte arrière de notre van était bloquée et après plusieurs tentatives infructueuses, on en était rendu à envisager de démonter tout l'espace cuisine pour faire de la place. En somme, une galère. Comment remonter tout le bazar après, hein, dites-le moi ma petite dame? Et bien tant pis, perdu pour perdu, nous avons retenté notre chance à Adélaïde dans un autre garage.

1h30 d'effort plus tard, la porte s'ouvrait et moyennant une petite réparation de fortune et peu onéreuse, notre problème est résolu. La route est maintenant dégagée pour Kangaroo Island.


Julien.

jeudi 29 mars 2012

Adelaïde

Une grande ville. La première de la côte Est quand on arrive de l'Ouest. Ça faisait un moment que nous ne nous étions pas arrêtés à un feu tricolore.

Tout de suite, on sent de l'espace et de la tranquillité dans cette ville plutôt étudiante mais qui n'aspire pas à la frénésie. C'est d'ailleurs ce que pas mal de personnes sur la route nous ont décrit en nous promettant l'ennui ici. Mais, je ne suis pas tout à fait d'accord.

Les bâtiments font "Vieille Angleterre", l'architecture est souvent chargée mais c'est ce qui fait son charme. Ici, une partie de l'université d'Adelaïde.

Question animation, rendez-vous dans Rundle Street où les bars, restaurants et boutiques tendance se côtoient dans les vieilles bâtisses restaurées de la ville.

Autre quartier animé, le Central Market. C'est un grand marché couvert où l'on peut venir y faire ces amplettes ou simplement y déjeuner le midi à la sortie du bureau.

On s'est d'ailleurs laissé tenter par un Bibimbap dans une échoppe coréenne (une spécialité appréciée à la Pitié-Salpêtrière ;-)). Du riz, un œuf, du bœuf et des légumes. Ça fait l'affaire!

Allez, je l'avais promis, la "cherry on the cake". Notre premier koala perché dans un des eucalyptus de notre camping. Morgane et Oscar, c'est pour vous.




Pour finir, des (mauvaises) nouvelles de Minnie. Après 5 jours et 4 nuits d'un affrontement viril mais correct pour tenter de récupérer Minnie saine et sauve, la fatigue a eu raison de notre volonté. Nous sommes donc allés acheter 2 jeux de tapettes pour circonscrire le problème.

Après une installation minutieuse et stratégique des pièges, une petite heure aura suffit pour entendre le déclic froid et cruel du mécanisme se refermant sur la proie. Malgré toutes les tentatives des médecins pour réanimer la victime, Minnie n'a pas survécu. Heure du décès: 0h52. Que la SPA ne nous blâme pas, le coup a été aussi bref qu'efficace...

Je vous laisse deviner lequel des deux types de piège aura eu raison de Minnie. Veuillez étayer votre réponse avec un argumentaire pointu.

Julien.



lundi 19 mars 2012

Ceduna

La délivrance. En arrivant à Ceduna, nous en avons terminé avec le désert. Il nous reste quand même environ 500 kms avant d'atteindre Adélaïde. Côte Est nous voilà!
PS: Minnie est toujours avec nous...


Julien.

Quand Skippy rencontre Minnie

Ahhh la cuisine d'Eucla, on s'en souviendra. Comme dans beaucoup de campings sur la route, il s'agit d'un espace public avec quelques tables, un frigo et une gazinière. Mais ce soir là, un invité se faufilait sur le sol: une petite souris.

Nous avions rencontré un couple de français et nous discutions tranquillement autour de notre plat de riz sans faire vraiment attention. Grave erreur.

Nous avons ensuite rejoint le van avec notre bassine contenant notre vaisselle et hop, extinction des feux. 30 minutes plus tard, c'était trop tard. Nous commencions à retourner le van, lampes frontales vissées sur le front, à la recherche de la "chose" que nous entendions se balader.

Un serpent? Une grosse araignée? Un rongeur? L'australie quoi! On ne faisait pas trop les kakous, faut le reconnaitre. Jusqu'à ce que j'entende un bruit dans mes affaires. J'ai soulevé mon jean, tel un démineur face à sa mine anti-personnelle et là...le mulot!! Je tente de m'interposer avec la technique dite de "l'immobilisation au sol". Manque de pot, je n'ai immobilisé que mon jean.

Évidemment avec notre foutu problème de porte arrière (cf. "Alerte à Mount Barker"), on ne peut plus accéder aux recoins de la kitchenette. Du pain béni pour Minnie la souris. Je ne cautionne pas ce patronyme, c'est l'oeuvre de Cécile pour donner un côté sympathique au fait d'avoir un mulot dans le van.

S'en suit un jeu du chat et de la souris (sans jeu de mot) où j'emploie des moyens douteux pour appâter celle qui nuit à notre sommeil: sac en plastique avec une corde, boîte de crackers avec un mécanisme de porte rabattante, etc.

J'y ai passé toute la nuit et au petit matin, je suis battu.

Julien 0, Minnie 1.

À suivre...

NB: les souris australiennes n'aiment apparemment pas le cheddar! Moralité: toujours partir avec un vieux bout de camembert...

Quand t es dans le désert, depuis trop longtemps

Le juge de paix. Le désert du Nullarbor (du latin "sans arbre"). Ce grand vide de plus de 1500 kms, passage obligé qui vous fait basculer de l'Ouest à l'Est sur la côte Sud.

Et bien c'était coton mais ça...c'est fait.

Durant la journée, on traversait du bush, du bush...et du bush sans voir rien d'autre, sans croiser même une voiture. Et la fin de journée sonnait quand on ralliait la station service, 400 à 500 kms plus loin, seul point de ralliement offert aux aventuriers de la route. Et je ne sais pas pourquoi là, mais j'aurais tout donné pour une planche de charcuterie/fromage avec une bonne bouteille de vin.

Y a quand même une prouesse technique sur cette route, il y a une portion d'enrobé (comme dirait les puristes du BTP) qui fait 146,6 kms et qui est droite. La plus longue ligne droite d'Australie. T'as juste l'impression que cela ne va jamais finir.


Évidemment toujours faire attention aux kangourous. Mais plus rigolo, on aurait pu se payer un dromadaire... Il y en a dans la région, importés il y a 100 ans pour le transport minier et qui ont depuis été laissés en liberté. On en a vu un d'ailleurs ou plutôt ce qu'il en restait sur le bord de la route.

Finalement nous avons atteint Eucla, ville frontière entre l'Etat d'Australie Occidentale et celui d'Australie du Sud. Mais la route est encore longue pour arriver à Adélaïde et que dire de Melbourne ou Sidney.

Petite anecdote, il y a une quarantaine entre les 2 états ce qui fait qu'aucun produit frais ne peut passer la frontière. Avec notre kilo de carottes, on était mal barré, on a donc fait une cure d'amabilité en mangeant celles que nous avions.

Julien.

lundi 12 mars 2012

Esperance

Esperance, notre dernière étape de la côte Sud avant la grande traversée. Nous l'avions lu mais c'est certainement vrai, les plus belles plages d'Australie sont ici. Une route de 40 kms longe la côte et il est bien difficile de rester concentrer au volant.



En visitant le parc national de Cape le Grand, on peut même apercevoir des kangourous sur la plage. On était comme des gamins!



Maintenant place au désert et un grand vide de 4 jours qui nous attend...

Julien.

dimanche 11 mars 2012

Tour d'Europe

La côte Sud de l'Australie Occidentale nous fait faire un détour dans notre route vers l'Est mais Chris nous a assuré que nous ne serions pas déçus. Bizarrement certaines choses nous sont familières comme le nom de certaines villes: Denmark ou Albany par exemple. Un tour d'Europe un peu particulier.

À l'ouest de Denmark, nous avons d'abord traversé la "vallée des Géants". Ces grands arbres peuvent mesurer jusqu'à 75m de haut.
Denmark, c'est un petit bled où le temps semble s'être arrêté après Woodstock. On y croise de nombreux hippies, parfois déambulant pieds nus dans la rue. Tenues à fleurs et petites lunettes "John Lennon" requises.
Comme d'habitude, on longe des plages splendides. Mais attention, fini la chaleur de l'océan Indien. Ici, c'est l'océan Austral, on s'y baigne donc comme à St-Malo.
Elephant Rocks, le chaos rocheux célèbre de Denmark. Ces formations bloquent les courants marins créant une piscine naturelle aux eaux translucides.

À 60 kms à l'Est de Denmark, on atteint Albany. Malgré son nom, le décor est bien différent de celui des Balkans.

Avec ces vieux bâtiments datant de l'époque de la ruée vers l'or, on s'attend à tout moment à voir sortir du saloon, un cowboy armes à la main.
La ville est flanquée d'un parc national qui s'étend sur une presqu'île. Les falaises y sont impressionnantes. Et ça souffle!
On continue de tomber sur des criques d'un autre monde et pourtant délaissées par les touristes, tant mieux pour nous!


Julien.

samedi 10 mars 2012

Alerte à Mount Barker

Aussitôt parti, aussitôt des ennuis. On s'est réveillé à Cranebrook et là, la porte arrière du van nous résiste. Effet immédiat, on accède plus à la kitchenette.

Bon j'ai commencé par dégotter du dégrippant auprès de la gérante du camping mais après plusieurs tentatives, j'ai du me résoudre à abandonner.

On a fait quelques bornes pour trouver un garage à Mount Barker. Il est 11h. On tombe sur Nathan, le boss qui décide de venir jeter un oeil, l'air assuré du gars qui se dit "bof pas grand chose, on va les aider les jeunes".

Nathan, qui est aussi le sosie de David Hasselhoff, nous tend alors sa plus belle bouée rouge et nous met à disposition sa plus belle Pamela Anderson, un jeune mécano. Et voilà comment on passe de "c'est rien du tout" à "ça va vous coûter bonbon!".

Première étape, Pamela Anderson s'affère à grand coup de tournevis depuis l'intérieur du van pour accéder au système de fermeture de la porte. 1h plus tard, rien.

Deuxième étape, ils sont à 2 mécanos désormais et ils arrivent à la conclusion qu'il faut faire de la place à l'intérieur et décoffrer la glacière électrique en sciant un montant de la kitchenette. Un coup de scie sauteuse plus tard, la glacière est extraite de l'arrière du van mais toujours rien...

Dernière étape, tout le mécanisme de fermeture est démonté, la poignée ne répond plus et David Hasselhoff revient sur le devant de la scène pour nous annoncer que c'est un échec et qu'il nous reste 2 options:

1) scier le loquet de fermeture ce qui entraînerait le remplacement de la pièce qui coûte à elle seule 470$ et qui doit venir de la côte Est, soit une semaine plus tard. Bref, on est proche de la noyade.

2) démonter toute la kitchenette à l'intérieur pour faire de la place à l'arrière. Sachant que c'est artisanal ce n'est probablement pas remontable derrière. Là, on est définitivement noyé.

Bilan des courses, nous avons pris la décision d'attendre. Nous pouvons tout de même accéder à l'essentiel depuis l'intérieur et nous règlerons ce sujet plus tard...ou pas.

Et le patron a été cool car il ne nous a rien pris pour les 4 heures d'occupation des mécanos. ;-)

Julien.


dimanche 4 mars 2012

On the road again

(En léger différé...)

Après les dernières festivités à Perth, il était l'heure pour nous de reprendre la route, la grande cette fois, qui doit nous conduire sur la côte Est.

Nous avons passé 2 jours à préparer le van comme un char d'assaut: check-up au garage, 2 jerricanes d'essence en plus, un bidon de 10 litres d'eau + une palette de petites bouteilles, quelques kilos de pâtes et de riz, des bols de nouilles chinoises, des rouleaux de PQ (au moins de quoi emballer tout le parlement de Bretagne). L'opération "Skippy du désert" est en marche!

Objectif Adélaïde en passant par la côte Sud, pas loin de 3000 kms et 2h30 de décalage horaire en plus à l'arrivée (soit 9h30 de décalage en tout par rapport à la France).

samedi 3 mars 2012

Chris' birthday

Revenus à Perth, c'était le moment de "trentenairiser" notre ami australien, Chris. Et aux Antipodes, ils ne lésinent pas. Récit d'un samedi long...très long. Ce qui va suivre a été réalisé par des professionnels, ne tentez pas de le reproduire chez vous.

10h30: un bus nous attend et nous sommes une cinquantaine à monter dedans en direction de la Swan Valley, réputée pour ses vignobles et ses brasseries.

11h30: l'ambiance est aussi chaude que dans une baraque à frites et nous atteignons le premier domaine. La dégustation commence: blanc, rouge, rien ne bouge.

14h30: après deux vignobles visités, la "dégustation" tourne à la consommation assumée. L'heure pour nous de poursuivre dans une brasserie.

18h30: retour à Perth...dans un pub. La voix est claire, le verbe haut et l'anglais "fluent". La bière coule à flots une nouvelle fois.

20h30: les frères Forte entament leur tour de chant. Le point de non retour est atteint.

22h30: l'heure de l'emballage final après un marathon de plus de 10 heures. Et avec ça chef? Vous reprendrez bien une petite bouteille de vin.



Julien.