Ahhh la cuisine d'Eucla, on s'en souviendra. Comme dans beaucoup de campings sur la route, il s'agit d'un espace public avec quelques tables, un frigo et une gazinière. Mais ce soir là, un invité se faufilait sur le sol: une petite souris.
Nous avions rencontré un couple de français et nous discutions tranquillement autour de notre plat de riz sans faire vraiment attention. Grave erreur.
Nous avons ensuite rejoint le van avec notre bassine contenant notre vaisselle et hop, extinction des feux. 30 minutes plus tard, c'était trop tard. Nous commencions à retourner le van, lampes frontales vissées sur le front, à la recherche de la "chose" que nous entendions se balader.
Un serpent? Une grosse araignée? Un rongeur? L'australie quoi! On ne faisait pas trop les kakous, faut le reconnaitre. Jusqu'à ce que j'entende un bruit dans mes affaires. J'ai soulevé mon jean, tel un démineur face à sa mine anti-personnelle et là...le mulot!! Je tente de m'interposer avec la technique dite de "l'immobilisation au sol". Manque de pot, je n'ai immobilisé que mon jean.
Évidemment avec notre foutu problème de porte arrière (cf. "Alerte à Mount Barker"), on ne peut plus accéder aux recoins de la kitchenette. Du pain béni pour Minnie la souris. Je ne cautionne pas ce patronyme, c'est l'oeuvre de Cécile pour donner un côté sympathique au fait d'avoir un mulot dans le van.
S'en suit un jeu du chat et de la souris (sans jeu de mot) où j'emploie des moyens douteux pour appâter celle qui nuit à notre sommeil: sac en plastique avec une corde, boîte de crackers avec un mécanisme de porte rabattante, etc.
J'y ai passé toute la nuit et au petit matin, je suis battu.
Julien 0, Minnie 1.
À suivre...
NB: les souris australiennes n'aiment apparemment pas le cheddar! Moralité: toujours partir avec un vieux bout de camembert...
Il fallait demander des conseils à notre spécialiste des souris ....
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